Approche active et numérique dans la FAD des langues vivantes

 

Une majeure partie du temps en enseignement des langues est consacrée à la compétence orale. Cette donnée cache pour moi deux difficultés essentielles : le manque d’inspiration ou de motivation des apprenants pour prendre la parole et le manque de temps pour que tout le monde puisse s’exprimer en confiance.

Comment se servir du numérique pour solutionner ces deux difficultés ?

En ce qui concerne la prise de parole, j’utilise déjà le net comme facilitateur. Pour un grand nombre de sujet de discussions, des plus simples tels que les recettes de cuisine ou la météo, au plus complexes, comme l’écologie ou le droit des femmes, je propose aux apprenants en FAD de prendre 5 min de recherches personnelles pour nous présenter leur opinion, leurs préférences ou la situation dans leur pays. En particulier le recours à l’immense banque d’images qu’est le net permet de construire des petites présentations rapidement. La facilité d’accès à l’information désacralise les présentations, inspire les apprenants et ouvre une autre dimension à l’échange.

 

En ce qui concerne le temps disponible pour donner la parole à tous les apprenants, je m’inspire des réflexions de Bates (2015) au sujet de l’efficacité des différents supports. En effet, Bates reconnait au support vidéo une grande complexité et efficacité : « La vidéo est un média beaucoup plus riche que le texte ou l’audio parce qu’en plus de sa capacité d’offrir le texte et le son, elle peut aussi présenter des images dynamiques ou animées.»  Avec cette idée en tête, j’ai relu les 100 vignettes de pédagogie active d'Impact Innovation pour le génie de Polytechnique Montréal (https://www.polymtl.ca/vignettes/ ), en essayant d’imaginer comment intégrer la vidéo dans ces activités. En effet, un grand nombre pourrait s’y prêter : « L'Exposé par les pairs » une présentation orale d’informations, la « Correction par les pairs » qui sollicite le regard critique des autres apprenants, ou la technique de la « Rétroaction vidéo » qui consiste à enregistrer la performance des apprenants dans la réalisation d’une tâche spécifique.

En poussant plus loin cette idée, j’ai trouvé une application intéressante. Il s’agit de l’application « flip » (https://info.flip.com/fr.html ) , une application Web et mobile gratuite de Microsoft, pour enregistrer, éditer et partager des vidéos. Inclusive, facile d’utilisation et accessible à tous sur leurs mobiles, elle permet à l’enseignant de créer des groupes classes, de poster des sujets et aux apprenants de poster des vidéos en réponse. Il y a une rétroaction possible de la part de l’enseignant et des pairs par émoticons ou commentaires.

 

Ces démarches sont simples, peu couteuses et permettent une approche active et innovante grâce au numérique.

 

 

Références

Bates, A.W. (2015). Teaching in a digital age: Guidelines for designing teaching and learning, https://opentextbc.ca/teachinginadigitalage/

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