Réflexions sur les effets possibles de chacune des théories sur mes pratiques d’enseignement.
Le behavorisme me semblait décrié depuis des années car il souvent assimilé à des cours magistraux et du frontal, ce qui est contreproductif en particulier dans l’enseignement des langues vivantes.
Néanmoins,
la vision de Ertmer et Newby rehabilite partiellement le
behavorisme. « We
have consciously chosen not to advocate one theory over the others” (Ertmer et Newby, 2013) .
La
stratégie choisit doit dépendre du niveau des étudiants et de la nature de la
tâche. « For
example, tasks requiring a low degree of processing (… ) seem to be facilitated
by strategies most frequently associated with a behavioral outlook (e.g.,
stimulus-response, contiguity of feedback/reinforcement)” (Ertmer et Newby, 2013) .
Ainsi en langues vivantes, le behavorisme et la stratégie de
stimulus- réponse peut s’avérer efficace lors de la mémorisation du vocabulaire
par exemple. De même les années de pratique m’ont renforcée dans l’idée que le retour
positif et les encouragements sont une réelle source de motivation pour nos
apprenants.
Au cours des dernières années, le constructivisme s’est imposé
comme la voie royale de l’enseignement des langues. La pédagogie actionnelle, l’enseignement
par tâches, la référence au vécu et à l’expérience de l’apprenant ainsi que la
prise en compte de leurs personnalités est acquise fait partie intégrante des curriculums
et des examens de langue. Son influence sur notre enseignement ne se discute
plus.
Le connectivisme quant à lui a fait son entrée dans mes cours sans
que je m’en aperçoive. Au contact des mes apprenants, je prends de plus en plus
conscience de ma nature d’immigrante dans un monde digital. Les questions que posent Siemens sont celles auxquelles
je me trouve de plus en plus confrontée: “What adjustments need to made with learning theories
when technology performs many of the cognitive operations previously performed
by learners (information storage and retrieval).” (Siemens, 2005)
Si nous devons former les futurs
citoyens du monde, nous nous devons de leur donner des moyens efficaces pour survivre
dans un monde que nous même ne maîtrisons plus. Le processus même de l’apprentissage
est en train de changer . « Our
ability to learn what we need for tomorrow is more important than what we know
today” (Siemens, 2005)
Et si la communauté devient la référence, l’enseignant est repoussé
hors ou en périphérie de l’apprentissage. « Then, when
it is important to test and process their new knowledge, digital natives turn
to their own learning communities, which oftentimes remain relatively
disconnected from their formal educational communities.” (Ertmer et Nemby,2013)
Quelle
est alors la place ou le rôle de l’enseignant 3.0 ? Lors d’une discussion
avec mes apprenants, nous avons réfléchi aux métiers que l’IA ne pourrait pas
remplacer. Les premiers métiers cités sont les infirmières et les enseignants.
Car les deux sont des métiers de l’humain et de l’empathie. Voici une piste de réflexion que j’aimerais explorer.
ERTMER, P. A. et NEWBY, T. J. (2013). Behavorisme, Cognitivism, Comparing critical features from an instructions Design perspective
SIEMENS, G. (2005). Connectivism: A Learning Theory for the Digital Age.
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